Dans une contrée lointaine vivait un vieil homme d’une légendaire bonté. Il avait fait de sa vie un sacerdoce au bénéfice d’autrui. Allant jusqu’à la privation pour offrir, aux autres, le meilleur.
Sa gentillesse et son dévouement était tellement connu que nul n’hésitait à demander son aide, un conseil, un travail, voire pour les plus avides quelques espèces sonnantes et trébuchantes.
Autour de lui deux groupes s’étaient formés, les amis sincères d’un coté, les profiteurs de l’autre.
Le premier voyait en cet homme, charité, pureté, bonté d’âme, ils n’étaient pas légions. Le second groupe, le plus nombreux, ne le considérait que comme « vache à traire », usant et abusant de sa bienveillance quitte à faire mourir le baudet sous une batée trop lourde.
Si les amis présentaient la fragilité d’un cœur pur, les exploiteurs pensaient le puit sans fond telle une corne d’abondance.
A force de tirer sur la corde, de prendre toujours plus sans effort ni retour, le cœur du vieil homme se sécha , son sourire disparu, sa compassion se dissout, il ne resta plus qu’un corps vide de sens et d’amour.
A trop tirer sur la corde on casse le ressort de l’amour, de la joie, et de la paix.
Il sait faire la différence entre la vraie valeur des choses et celle qu'on leur attribue souvent à tord. Il nous a appris ces valeurs et nous a sorti de l'erreur de l'excès.
Parce qu'il est mon père, mon confident et mon maître spirituel, je serai toujours à ces côtés et l'aimerai toujours... Cette relation vaut bien tout l'or du monde!