Texte Libre

Aucun mot ne sort de ma gorge, depuis que tu m’as dit…, mais d’ailleurs l’as-tu dit ou est-ce un cauchemar ?
 
Quel mauvais film, le soir de mon anniversaire, après un tête à tête des plus heureux, il a fallu que tu m'annonces, le plus naturellement du monde «  et si nous nous séparions ? ».
 
Aucun mot de sort de ma gorge, je reste coît, les mains posées sur le volant. Seul persiste un malaise, une immense brûlure au fond de mes entrailles, minuscule incendie, malaise qui me tenaille.
 
Que répondre, à ce souhait, réfléchir vite, les enfants, oui mais dans quel contexte. Que  dire ?
 
Te déclarer la guerre ?  Quelle stupidité !
T’enfermer dans une cage ? Une belle ineptie !
Espérer que tu changes ? J’ai cessé de rêver.
 
Mes lèvres sont scellées, mon silence pesant, embrouille mes pensées, mais il faut te répondre.
 
L’équilibre des enfants sera le maître mot. Je ferais bonne figure, tairais mes émotions, camouflant ma souffrance sous un masque tranquille.
 
Depuis 15 ans, une question me hante et me consume, ai-je fais le bon choix ?
 
Ce soir, j’ai la réponse, je vais enfin dormir
 
Le voile se déchire, la vérité écrue
Dans toute son horreur, sordide est apparue.
J’étais au Capitole, sûr de ma victoire
Un appel a suffit à faire mon désespoir
Tu as fait un malaise, es tombée dans la rue,
Quel bel euphémisme pour dire « tu as bu » !
 
Le voile se déchire, tout n’est que désunion.
Mensonge, veulerie, traîtrise abjuration
Comment te faire confiance ? Comment reprendre espoir ?
Croire en un lendemain qui me sorte du noir ?
Quand chaque mouvement, quand toutes tes actions
Sonnent violemment le glas des illusions.
 
Pour camoufler ta honte, tu te payes de mots,
Avec tes duperies, tu nous prends pour des sots.
Ma tristesse partie fait place à la colère,
Elle distille le fiel laissant un goût amer
Rasant sur son passage tout ce qui fut bâti
La confiance l’a construit, l’aconfiance le détruit

Peut-on parler « avenir », sur les ruines du présent ?
Construire un édifice, sans base ni fondement ?
Repartir comme avant, ignorer la défiance ?
Alors que chaque geste provoquera méfiance.
Qu’il n’y aura de jour, ou la peur au ventre
J’attendrai cet appel qui me re-dira rentre.
Un beau matin,
Un oiseau mutin
Le regard malin
Tel un petit lutin
M’a susurré reviens
 
Une réponse digne,
Lui envoyer un signe,
Trait de plume, quelques lignes
Tel est l’honneur insigne,
Que le devoir m'assigne
Vers que je te dédie Lutine
Le paysage défilait de l’autre coté de la vitre, Ludovic, calé dans son fauteuil de première classe, laissait vagabonder son regard au milieu des vallons et des plaines. Il avait pris le train à Albertville pour la dernière étape de son voyage, terminus Annecy.
 
De temps en temps les volutes de fumée de la locomotive obscurcissaient le ciel. Ludovic se laissait bercer par le bringuebalement de la voiture et le « tinggeli-tinggela» des roues sur les rails. Il regardait maintenant l’intérieur du compartiment. Six sièges en velours vert sombre brodés de fils d’or. Au-dessus de lui son bagage était posé dans un filet tendu.
 
Il ne pouvait s’empêcher de penser aux retrouvailles. Sa mère le serrerait dans ses bras, pleurant son défunt père, Son frère, de cinq ans son cadet, le reconnaîtrait-il ? Il n’avait que douze ans quand Ludovic avait quitté la maison il y a six ans ce beau matin de juillet 1914. Il avait bien changé depuis. Et la vieille Armande, sa nounou serait-elle toujours là ? Il imaginait cette scène comme un tableau de Dürer, sombre mais joyeux. Joyeux parce que la vie rendait à une famille un fils. Sombre car parti beau jeune homme il revenait grand invalide prématurément vieilli par la sale guerre.
 
Ludovic commençait à s’assoupir quand le sifflet strident de la locomotive le tira de ses rêveries. Le train lancé à pleine vitesse venait de passer Doussard, il commençait à longer le lac. Malgré les trente kilomètres heure Ludovic baissa la vitre pour voir tous ces endroits qu’il ne pourrait plus parcourir à vélo. Le convoi traversa Lathuile puis Brédannaz en passant à Druingt, Ludovic aperçu Annecy, plus qu’une heure de train. Le ciel se reflétait sur le lac lui donnant cette teinte bleue, les rayons de soleil irisaient l’atmosphère changeant le paysage en esquisse digne des impressionnistes. Un vol d’oiseaux s’égailla dans le ciel mais il ne les vit pas, il n’avait plus en tête que le regard de sa belle infirmière, que sa douceur lorsqu’elle l'avait soigné, qu’elle lui disait que même sans jambe il resterait un homme. Ces yeux là étaient gravés en lui, il s’assoupit le sourire aux lèvres   
 
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Le HAÎKU est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, à forte composante symbolique, et dont la paternité est attribuée à Bashō (1644-1694). Il s'agit d'un poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé Haïkaï (ou hokku, son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores écrits verticalement.
 
Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis à peine plus d'un siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s'inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, sous la forme d'un tercet composé de 3 vers de 5, 7 et 5 pieds pour les haïkus occidentaux.
 
Quand on compose un haïku en français, on remplace en général les mores par des syllabes ; Cependant, une syllabe française peut contenir jusqu'à trois mores, ce qui engendre des poèmes irréguliers.
 ( source WIKIPEDIA)
 
 

Soleil, sphère dorée

Signe le retour printanier

Couleur mimosa
Jeunes énamourées
 
au printemps épanoui
 
Vaporeuse beauté
Chante merle siffleur
 
Présage d'aurore radieuse
 
De ramures fleuries
 
 
Pour la millième fois elle déplie le papier, ses yeux inlassablement en parcours les lignes.
 
« Mademoiselle,
 
Depuis bientôt un mois, je prends le train du matin, votre train. Dés le premier voyage vous m’avez envoûté. Votre regard bleu pâle, presque translucide, a transpercé mon âme. Avant de m’endormir, de sombrer dans mes rêves, vos yeux me dévisagent, ils protègent ma nuit.
Votre parfum subtil, délicat, épicé, enivre mon esprit, colonise mes sens. Il n’est pas une minute où cette odeur m’obsède, je la cherche partout, la trouve nulle part que dans l’attente sans fin du lendemain matin.
Lorsque au loin j’aperçois votre chevelure blonde, ondulante tombant sur vos épaules c’est un Botticelli qui se dévoile à moi. Je rêve tout éveillé de pouvoir les toucher, laisser glisser mes doigts entre ces fils d’or.
Vous voir descendre du train est un enchantement, d’une démarche féline, légèrement chaloupée vous survolez le quai avant de disparaître par la porte rue de Rome.
Pendant quarante minutes, je n’existe que par vous, rien ne pourrait distraire mon attention tant mon attachement est déjà si profond.
Je sais me direz-vous, je suis bien impudent, oser parler ainsi sans être présenté. D’avance je m’en excuse mais le temps fait défaut, l’armée m’a rappelé je pars au Vietnam.
Acceptez s’il vous plait une rencontre vendredi 17 heures brasserie de la gare St lazare.
Un seul mot de vous peut transformer ma vie illuminer mon cœur.
Paris le 6 mai 1953
Ludovic »
 
Doucement elle replie la feuille pour ne pas l’abîmer, elle est là elle attend. Comme chaque semaine elle attend, une larme perle le long de sa joue, cette fois encore il ne viendra pas. Elle boit doucement son café. Elle ouvre son sac, sort une enveloppe jaunie à l’entête de l’armée, y range la précieuse lettre.
Dans l’enveloppe, un autre pli, celui la, elle ne veut pas le lire, elle en connaît par cœur les termes.
 
« Madame,
Nous vous transmettons cette lettre trouvée sur le soldat Ludovic D tombé au champs d’honneur à Diên Biên Phû, mort pour ….»
 
Mort pour qui, un jeune garçon qui n’avait que l’amour à donner, à lui donner. On le lui a volé avant de le connaître. Maintenant elle est seule comme tous les vendredi soir à la brasserie gare St Lazare, elle attend le dernier train. Après tout les erreurs ça existe peut-être viendra-t-il.
 
   
 
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Il n’y avait pas de dimanche pour Cosette, depuis ce matin blafard ou sa mère l’avait emmené chez les Ténardier, pas de dimanche ou elle ne repensait à ce jour là.
Maman ne lui avait rien dit, sans doute pour ne pas la chagriner, peut-être aussi parce que la tristesse lui serrait si fort le cœur qu’aucun mot ne pouvait plus sortir de sa bouche.
Elle sent encore la chaleur de la main de sa mère, autour de la sienne, la douleur des ses petits doigts presque écrasés par le désespoir de l’inéluctable abandon. Elles avançaient doucement dans le village, à peine visible à travers le brouillard de la nuit tombante. Le vent était glacial. L’humidité pénétrait les vêtements, rendant encore plus vive la morsure du froid. Au bout de la rue se balançait l’enseigne de l’auberge.
Le regard de Cosette avait croisé celui de sa mère. Ses yeux suppliant semblaient crier « ne nous arrêtons pas maman, je vais bien » . Aucun son ne sortait de sa gorge, seul l’assourdissant vacarme du silence de leurs deux âmes en perdition retentissait dans la nuit.
Encore six cents mètres avant l’écriteau de bois. Imperceptiblement Cosette avait ralenti, pressentant quelque chose.
Sa mère comprenant le malaise s’arrêta, elle s’accroupit, plongeant ses yeux dans les yeux de sa fille, il n’y avait pas besoin de mots, les larmes coulaient doucement sur les joues de Cosette, elles inondaient la figurent de sa mère.
«  Cela fait déjà trois villages que nous traversons Cosette et la nuit tombe, il faut nous arrêter. »
Elle serra Cosette dans ses bras comme si cela devait être la dernière fois, leurs cœurs battaient à l’unisson, rythmant une même angoisse de la déchirure.
 Au bout d’un instant elle se releva et dit « allons-y » sa voix tremblait comme la corde d’un violon trop tendu. Cosette ne savait pas si elle avait entendu ou seulement deviné les paroles de sa mère.
Encore quelques mètres, les plus durs, les plus longs. Au bord du trottoir, une charrette arrêtée. De l’autre coté, trois marches menaient à une porte de guingois, l’auberge des Ténardier.
A peine le pied sur la première marche que le coché du charreton les interpelle
-         bonsoir, c’est vous qui venez travailler chez Monsieur Madeleine, je suis Javer son cocher, Il m’a dit de venir vous attendre, il a créé une école pour les enfants des filles mères, il est bien ce Monsieur Madeleine, installez vous à l’arrière.
 
Elles n’ont eu le temps de dire aucun mot. Assises à l’arrière de la charrette, l’écriteau se balance au gré des vents, les yeux rivés dessus, elles le regardent, attendries disparaître dans la rue. 
 
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Rêver les yeux ouverts,
Les pieds plantés en terre
La tête dans les nuages
Et au ventre la rage.
 
 
Je me croyais guéri, éteinte ma passion,
Emancipé l’esprit, enfouies mes émotions,
Tu étais devenue, un rêve, une vision.
A peine frissonnais-je en évoquant ton nom.
Inconscient que j’étais, croire en ma guérison
Malade, je le suis, aucune rémission
Emmêlé dans ta toile, il n’y a pas d’évasion.
Brûlé par ton regard, la braise de tes yeux.
Le voilà revenu, cet amour sans espoir
Etrange sentiment que d’être dans ce noir
Zone sans perspective, d’un être dérisoire,
Egarement de mon âme, je voudrais tant y croire
Déplacer les montagnes, rendre ton ciel plus bleu.
Un bon anniversaire à ton site Pauley !
Je ne te connais pas ou te connais que trop
Tu ne peux retenir tes yeux devant un livre
Au contact de la plume, déjà tu te sens ivre.
Sensible à tous les mots, les nerfs à fleur de peau,
Il faut que tu écrives afin de te livrer.
Ces maux je les comprends, je les vis tous les jours
Sur des sites comme le tien j’assouvis ma passion
Lire tes très beaux poèmes, vivre tes émotions
Les textes sur ton blog sont des torrents d’amour.
Un bon anniversaire à ton site Pauley !

retrouver Pauley Perett, ses joies son Univers  en cliquant ici Pauley Poésie

A la façon de
( avec mes excuses à Boris Vian)
 
Madame Calabrese,
je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être !
Assise bien à l’aise
Je viens de recevoir
La consigne d’écriture
Une nouvelle aventure
Avant samedi soir
Madame Calabrese
Je ne sais pas le faire
Je ne sais que me taire
Je me sens mal à l’aise
En face du miroir
Il faut que je décrive
Cette image incisive
Vision aléatoire.
 
Depuis que je suis né,
J’ai commis des impairs
Forgé mon caractère
Pour être ce que je suis
Je m’efforce sans cesse
D’écouter, de comprendre
De calmer, de détendre
Faire régner l’allégresse.
J’aime tant l’amitié
Que je donne ma flamme !
Que je donne mon âme !
Jusqu'à m’en consumer.
Mon rêve merveilleux
Un monde sans souffrance
Un monde affectueux
Loin des guerres des errances
 
Du coté du physique
Image moins idyllique
Un nez, deux yeux, une bouche
Pour dire ce qui me touche.
Deux bras, deux mains, dix doigts
Me relient au clavier
Afin de m’exprimer.
De dire ce que je vois
Le reste du descriptif
Serait bien trop hâtif.
Ne serait que fadaise
Madame Calabrese.
Voici en quelques lignes
Quelques mots, quelques signes
Le reflet du miroir
Tel que je le perçois
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
- Il a l’air mal en point, regardez, il se couvre les yeux, pauvre erre, croit-il échapper à nos « informations, idées prédigérées » ? Qu’il est sot, personne ne lui demande de réfléchir. Il doit juste écouter et laisser infuser.  
 
 
            Quoi? Qui parle ? Nul être dans la pièce sans doute un mauvais rêve, qu’ai-je fait de mon calme, vais-je trouver le repos ?
 
- Il n’est pas mal en point, il tente de s’enfuir, refuser notre grille, avoir son libre arbitre, pourtant nos variétés sont bien à sa portée. Un réality show, paroles délavées sur fond de fausses notes, que veut-il de plus beau ?
 
 
                Quoi? Qui parle ? Nul être dans la pièce sans doute un mauvais rêve, qu’ai-je fait de mon calme, vais-je trouver le repos ? Echapper aux images ?
 
- Avoir son libre arbitre c’est un récalcitrant, éjecter nos images, bientôt il va nous dire qu’il veut choisir ses courses, comment ose-t-il ainsi tenter de s’affranchir, nos écrans « pub » sont là, pour lui dire que choisir. 
 
 
                Quoi ? Qui parle ? Nul être dans la pièce sans doute un mauvais rêve, qu’ai-je fait de mon calme, vais-je trouver le repos ? Echapper aux images ? Vivre l’inattendu ?
 
- Plus qu’un récalcitrant cet homme est subversif, si nous le laissons faire, il ne tardera pas à couper le courant, il est très dangereux.
 
 
                Quoi? Qui parle ? Nul être dans la pièce ! Ah c’était la télé, je m’étais endormi! Clic la voilà éteinte. Rien ne vaut un bon livre, de belles métaphores pour un esprit nourri d’images inattendues 
 
 
Photo de Jean Sebastien Monzani
 
 
 
 
Cher toi, mon ami
 
T’en souviens-tu, c’était hier à peine, en tout cas il y a moins de trente ans?
 
 Nous nous sommes rencontrés au cours d’une réunion. Notre engagement commun ne fut pas le début de cette belle amitié. Elle est venue plus tard, le temps de nous apprivoiser d’appréhender notre complémentarité jusqu’à en devenir inséparable.
 
La vie nous a menés d’abîmes en sommets, de tristesses en joies, tu as toujours su être là, trouver les mots qui calment, respecter mon silence, et partager mes joies. J’ai essayé d’en faire autant, tu avais mis la barre très haute. Saches que notre relation m’a apporté la plénitude.
 
Au cours de ces trente ans, une seule dispute me revient en mémoire, et encore même pas un orage, à peine une giboulée.     
 
Puis le temps a passé, nous sommes devenus pères, puis grands-pères. Nous avons regardé ensemble grandir nos deux lignées. La grisaille envahissante de nos toisons n’a en rien altéré la verdeur de notre fraternelle union bien au contraire. Tu es toujours resté ma référence morale lors de mes perditions, j’étais le funambule tu fus le balancier
 
Bien sur, ces mots, j’aurais voulu te les dire plus tôt te les dire de vive voix, mais le souffle s’est tu, il est temps maintenant que je voyage seul dans les couloirs de l’éternité
 
Moi, ton ami  
Comment puis-je être sur, que je suis bien ici ?
 
Existe-t-il vraiment, ce lieu havre de paix ?
Saura-t-il mettre un terme à toutes mes lubies ?
Taire tous mes démons, d’éternel écorché ?
 
Ira-t-il aussi loin, où m’emmènent mes fièvres ?
Celles qui propulsent les mots au delà de mes lèvres
Ivresse de l’écriture, de césures d’orfèvre.  
 
Que puis-je donc espérer de la plume qui glisse?
Ultime tentative pour sortir du supplice
Envoûter ton esprit pour que tu sois complice?
 
Je rêve de notre vie partageant le calice
Euphorie d’un instant ou retour aux abysses ?
 
Mots qui me projetaient d’abîmes en délices
Etonnaient moi encore, que perdure cette éclipse
 
Sans toi, sans écriture, ma vie serait perdue
Exutoire de mon âme, canal de mes envies
Nul ne peut mieux que toi, modérer mes émois
Sempiternel gardien d’un monde plus serein.
 
Bonheur créatif, files de lettres éperdues,
Immanence de l’être, plaisir inassouvi,
Epanouissement, plénitude du moi
Naturellement, c’est ici que je me sens Bien 
Où es-tu ma chimène ? qu’est-il donc advenu ?
Moi qui étais si fier de te percer à nu,
Me voilà, sans ambages, sans nouvelle de toi
A guetter, à mon age, un signe qui m’apitoie
Espérant une réponse aux messages que je laisse
Attente de jouvenceau que ton silence blesse.
Je voudrais t’oublier, reprendre mes distances
Pouvoir m’évader fuir ton ascendance
Mes tentatives vaines de t’éloigner de moi
Ne font que renforcer ma flamme mon émoi
Ton souvenir le jour perturbe mes pensées
Quant il n’y a pas de nuit que tu ne viennes hanter
Me voilà comme la balle, jokari infernal
Dont le lieu de départ et le point terminal.
Prisonnier volontaire d’un amour sans espoir
mon soleil s'est éteint, le jour s'est fait noir
celui qui ose écrire "loin des yeux loin du cœur"
ignore tout de la vie, ignore les âmes sœurs,
l'angoisse de l'absence, ce qu'elle génère de peur,
sans nouvelle de toi je me noie dans mes pleurs
 
Ce soir, mon cœur saigne au glas de ta tristesse
Qu’y a-t-il de plus grave que ma propre détresse?
Sinon celle de l’amie, qui fait mon impuissance!
Comment avec mes mots te redonner confiance,
Ce monde n’est pas noir, tout n’est qu’impermanence.
Demain, cet autre jour, sera une autre ambiance
Tu verras le soleil, lumière qui illumine,
Balayer tes humeurs, pour que tu sois mutine.

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