Texte Libre

 

 
Je vous invite au voyage intérieur. A travers des textes,  côtoyez tour à tour
les démons, les lubies, les joies et les espoirs. 
Percevez le bonheur créatif qui exorcise les maux.
Allez de sommet en abîmes,  
découvrir l’ivresse de l’écriture qui propulse les mots au-delà de mes lèvres.
Je souhaite que vous y trouviez ,
Un havre de paix.
 
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Cette rubrique correspond à une humeur, un sentiment, une réflexion à un moment de ma vie.
 Elle est, à la fois,  impression éphémère et  réflexion permanente.
Vous pouvez:
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Je vous souhaite une bonne lecture


L'intelligence est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendu de son malheur


                                                                                  Pierre DESPROGES


Nous courrons côte à côte, tu accélères, tentes de me semer, tu ris. Au détours du chemin te voilà paisible, reposée, tu m’attends. Tes bras tendus appellent la fusion de nos deux corps, je n’y tiens plus, et plonge en toi. Ta fraicheur me relaxe, je m’abandonne.

Capricieuse, tu l’es. A peine suis-je délassé, te voilà repartie, joueuse, m’entrainant dans ton tourbillon. Je me laisse happer pour te faire plaisir et pour mieux m’évader. Tu veux me rattraper, m’envelopper dans un flot voluptueux de caresses humides. Ton contact sensuel me donne la chair de poule. Je me laisse glisser au tréfonds de ton être.

Ta seule présence transforme tout : l’atmosphère, la chaleur. Tu ne peux t’empêcher, tu veux tout contrôler. Que quelqu’un te résiste et te voilà hurlante, tu grondes, tu tonnes, tu griffes, tu mords, arraches tout sur ton passage. Tes yeux bleu pâle, couleur de ciel, deviennent marron « terre » quand tu es en colère. Je me mettrais à te haïr quand tu es comme ça, mais je t’aime et ne peux vivre sans toi. Je te connais que trop. Tes colères ne sont que des orages qui passent et bientôt dans ton lit, à nouveau nous nous aimerons. 
 

Te souviens tu ces jours d’été?

nous courrions côte à côte c’était le temps des vacances, ma rivière ma Loire



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FLEUVE

Ruisseau, je m'écoule lentement, entre les pierres je serpente, à la recherche d'un ami. Au détour d'un rocher je croise un petit ruisselet, à peine un ru, « promenons nous ensemble » propose-je  «laissons aller nos libres cours, faisons couche commune». Sans se méfier le voici qui accepte et partage mon sillon.

Après un bout de route j'accélère le rythme obligeant mon ami à ne plus faire qu'un. Au bénéfice d'une averse me voilà grossissant, captant sur mon passage sources et résurgences.

La puissance acquise m'aide à creuser mon lit. Plus un caillou ne me barre le passage, moi petit serpentin je les dévore tous.

Notre terre est cruelle, seule la loi du plus fort nous permet gravir notre échelle sociale, nous humbles condamnés à une perpétuelle descente.

 Mourir ruisselet ou muter en ruisseau, disparaître ruisseau ou vivre en rivière, enfin consécration engloutir les rivières et devenir ce fleuve vigoureux, viril, masculin, qui aura l'honneur  de féconder la Terre pour finir dans la mer.


Lascive, le corps à la dérive, yeux clos, allongée sur le sofa, tête sur un bras, cou et épaules nues, légèrement débraillée, je guette le moindre bruit du rendez vous d’un soir, de l’amant d’un instant.

Un léger craquement, m’annonce sa venue, le battant de la porte, le voilà prés de moi. Je n’ose pas bouger de peur de me trahir.

Son souffle régulier, immobile, perturbe mes pensées, je pressens son regard inquisiteur, pénétrant , d’un coup je me sens nue.  

Me voilà prise au piège de ma préparation. Je ne maitrise rien, il dirige tout. Immobile j’aspire au contact salvateur qui me « réveillera », Rien.

Sa respiration, plus proche, augmente mon mal-être autant que mon désir, je me sens envahie d’une chaleur intense. Imperceptiblement ma main se colle à moi, fragile protection d’un assaut éminent, je sombre en pâmoison  

Trois pas sur le parquet, le battant de la porte, le voilà reparti, me laissant au matin le souvenir, tendre et sensuel du rêve d’une nuit 

Maya DEREN  

 

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Chaque texte que je lis,
transforme mon esprit,
se grave en ma mémoire.

Oublier son histoire,
dans les couloirs du temps
n'est-ce pas un reniement?

Tout ces noms qui m'entourent
qui m'inspirent l'amour
qu'il s'appelle,
Pétale, Iris, Marimay
Z'abeille, titi, Gwalchmai
Radical, ou rebel ...
me change à chaque ligne
me rendent un peu plus digne

je n' peux les nommer tous
mais grand merci à vous

Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
 
Dans la nuit éclairée de myriades d’étoiles
Chaque point lumineux, départ de nos rêves,
Libère l’esprit du jour, nous invite à la trêve,
A l’oubli de nos peurs, dissipe tous les voiles
 
Et pourtant qui peut dire, combien meurent d’étoiles ?
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
 
 
L’onde court sur le sable, efface toutes les traces
Preuve d’une existence, d’une vie d’un passage
Tentative manquée de laisser un message
Supprimant notre image, ne laissant qu’un alias
 
Combien de souvenirs, la mer ainsi efface
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
 
Oh vous, milliers de sites, illuminez la toile,
Que ceux qui disparaissent, emportés par la houle
Qu’il s’appelle « l’ange », « suffering on the soul »   
Restent ancrés dans nos coeurs, tout en hissant la voile
 
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
   
Les textes ont fondu comme neige au soleil,
Comme ce mot sur la plage que le ressac emporte
Cet appel, ce partage, n’est plus que cette exhorte
Ce divin souvenir au fond de mon sommeil.
 
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
Je voudrais, regardant une même direction,
Saisir tes épaules, mes lèvres sur ton cou
Remontant doucement, pour te baiser la joue.
Mes deux mains, lentement, d’une tendre pression,
Glisseraient sur tes bras jusqu’à l’enlacement,
Formant ainsi l’écrin dont tu es le diamant.
                             
Je rêve de ce moment, ou de cette illusion,
Féerique union, de nos souffles, de nos bouches
Où nos mains libérées, où nos doigts qui se touchent
Enflammeraient nos corps, loin des inhibitions
Libérant nos instincts, appelant les caresses
Plaisirs clandestins, délices de l’ivresse
 
Mes sens en éveil, montée d’adrénaline
J’imagine tout de toi, une peau de flanelle
Cette effluve discrète, chatoyante sensuelle
Ton corps vallonné, de plaines, de collines,
Sculptural physique, règne de l’harmonie 
que ta seule beauté confine à l’infini
 
Je voudrais, regardant une même direction,
Saisir tes épaules, mes lèvres sur ton cou
...
undefined Nous avons des maisons plus grandes,
mais des familles plus petites;
davantage de moyens et moins de temps.
Nous avons davantage de diplômes,
mais moins de bon sens;
Davantages de connaissances,
mais moins de compréhension;
davantage d'experts,
mais aussi davantages de problèmes;
Plus de médicaments, mais une moins bonne santé.

Nous avons atteint la lune,
mais avons des problème pour traverser la rue
et aller à la rencontre de nos nouveaux voisins.

nous concevons des ordinateurs toujours plus gros,
et recueillons toujours plus d'informations
qui utiliusent plus de papier que jamais,
mais nous communiquons moins.

Nous recevons toujours plus de quantité,
mais moins de qualité.
c'est l'époque
de la cuisine vite faite et de la digestion lente,
des Grands hommes, mais du peu de caractère,
des gros profits, mais des relation superficielles.

C'est une époque ou l'on affiche beaucoup,
mais derrière cette facade, il n'y a que du vide.

Tenzin Gyatso
14ème Dalaï-Lama
Inhiber tous mes sens, détruire mes sentiments !
Ne pas me souvenir, des émois, des plaisirs
Gommer d’un seul geste, ces merveilleux instants
Retrouver la raison, une vie à haïr.
Illusion de bonheur, mensonges, boniments
Demande ce que tu veux, mais pas ça, c’est le pire 

Anéantir mes maux, renoncer à aimer
Mieux vaut que mon cœur saigne, et qu’il batte et qu’il vive
Offrant mille tourments, à mon âme déchirée
Ultimes soubresauts d’un esprit qui dérive
Rêvant, mais à voix haute,  de trouver Dulcinée 
 
A tout moment ton nom résonne dans ma tête
Provoquant tour à tour, gaîté, jour de fête
Puis un instant après tristesse désarroi
Est-ce bouquet offert qui t’éloigne de moi
Le symbole « amitié, affection, sympathie »
Est devenu soudain, cruelle acrobatie
 
Méprise de langage, rejet de l’affection.
Odieuse quarantaine, me voilà sans raison
Impossible survit, je meurs d'inclination
.

Dans une contrée lointaine vivait un vieil homme d’une légendaire bonté. Il avait fait de sa vie un sacerdoce au bénéfice d’autrui. Allant jusqu’à la privation pour offrir, aux autres, le meilleur.

Sa gentillesse et son dévouement était tellement connu que nul n’hésitait à demander son aide, un conseil, un travail, voire pour les plus avides quelques espèces sonnantes et trébuchantes.

Autour de lui deux groupes s’étaient formés, les amis sincères d’un coté, les profiteurs de l’autre.

Le premier voyait en cet homme, charité, pureté, bonté d’âme, ils n’étaient pas légions. Le second groupe, le plus nombreux, ne le considérait que comme « vache à traire », usant et abusant de sa bienveillance quitte à faire mourir le baudet sous une batée trop lourde.

Si les amis présentaient la fragilité d’un cœur pur, les exploiteurs pensaient le puit sans fond telle une corne d’abondance.

A force de tirer sur la corde, de prendre toujours plus sans effort ni retour, le cœur du vieil homme se sécha , son sourire disparu, sa compassion se dissout, il ne resta plus qu’un corps vide de sens et d’amour.

A trop tirer sur la corde on casse le ressort de l’amour, de la joie, et de la paix.

L’araignée tend sa toile, le piège qu’elle tresse,
Sera demain ce voile, qui me tient, qui m’oppresse. 
Fil de mon quotidien, qui petit à petit,
M’entoure d’habitudes,qui m’englue qui me lie
Afin que nul demain, ne diffère d’hier,
Perclus de certitudes, d’œillères ordinaires.
   
Comment ne pas t’aimer, chevalier solitaire.
Toi qui pour t’échapper, sur ton cheval, fier
Créa ta Dulcinée, ton amour embelli
Chevauchant Rossinante à travers le pays
Bravant mille dangers, soulageant la détresse
Pour un seul regard de ta belle déesse 
 
toile-araign--e-1.jpg Où es-tu mon courage? Je ne vois que faiblesse
Souvent je l’ai pensée cette phrase «je te laisse»?
Assez d’enfermement, je veux vivre ma vie
Partir, vagabonder, chaqu' soir un nouveau lit
Quitter ces habitudes qui font de moi un lierre
Et ne plus m’arrêter qu’au jour du cimetière  


Où es-tu mon courage? Tu es moins «va-t-en-guerre»
Point d’évasion possible, j’hoquette, je manque d’air
Les rails sont posés pour que rien ne dévie
Adieu songe d’amour, de belles anoblies
Adieu douce utopie, rêves que je caresse
Je retourne à la vie, sa fadeur et son stress

 

deux petits yeux malins,
un petit air taquin,
début d'après-midi, une luciole est née
que de temps a passé, 22 longues années
transformèrent ma luciole en femme épanouie
pour qu'elle soit aujourd'hui le soleil de ma vie
 
bon anniversaire mon coeur

Dialogue Intérieur femme.jpg
 
-         Comment faire pour que mon collier ressorte bien ?
-         Faire le portrait de ma tête ?
-         Non personne ne verrait ce joyau tout en bas du tableau !
-         Ne représenter que mon cou ?
-         Nul n'admirera la parure de la monture or sur or de mes boucles d’oreille ! Et puis  ce bijou n’a de valeur que sur moi !
-         Je sais ! Je vais faire peindre un buste.
-         Oui mais robe bleue ou robe grise ?
-         Je n’ai rien d’assorti avec le grenat des pierres. Où trouver la touche de couleur, ni trop voyante, ni trop impersonnelle, qui mettra en valeur l’ensemble ?
-         Voyons remplaçons la robe par un foulard juste posé, là !
-         Trop bigarré
-         Oh mon foulard est tombé ! Mais que vois-je dans le miroir, tout est parfait ne changeons rien !
-         Que mon collier est beau  





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Après la pluie vient le beau temps
 
L’éclair qui déchirait le ciel hier n’est plus. Les lourds nuages noirs qui l’accompagnaient sont partis au gré du vent et des courants. Eblouissant, le soleil perce la brume. Il reparaît, plus chaud, plus jaune. Mon regard d’enfant, irradié par cette luminosité, regarde la campagne comme d’autres, en ville, scruteraient la vitrine du confiseur.
 
Sur la table, mon bol de cacao fume, doucement, libérant cet arôme épicé, mélange d’exotisme et de l’odeur du lait trait du matin. La voix de ma grand-mère doucement me sort de ma rêverie
 
-          Ludovic, ne reste pas à la fenêtre, vient boire ton lait, je t’ai préparé une tartine.
 
L’habitude nous fait oublier les odeurs du quotidien. Plus intense que les émanations de mon bol, la maison est envahie par le fumet des deux pains sortis du four. Les relents de farine brûlée,  de  croûte craquante, et de mie moelleuse masquent la senteur des meubles en bois qui restituent l’humidité de la veille.
 
Ici j’appends à savourer les choses simples de la vie.
 
Mon grand-père, en bout de table, sans un regard pour moi, se tourne vers ma grand-mère :
 
-          aujourd’hui il va faire beau, je vais mener les bêtes sur les terres du haut, prépare moi une gamelle, je ne redescendrai qu’au soir
 
Je m’agite sur ma chaise en bois ciré espérant un mot, un regard. Il replie son couteau après l’avoir essuyé.
 
Il sort de la pièce, elle sourit, et je me tortille.
 
En soulevant le couvercle de la marmite le bouquet du ragoût supplante tout, mariage aromatique de la viande, des carottes, navets, pomme de terre, liés par une sauce épaisse cuite à petit feu. Ma grand-mère met la gamelle, dans le sac gibecière avec un gros morceau de pain, et prend dans le sellier une bouteille de vin.
 
J’esquisse un début de phrase :
 
-          grand-mère tu crois que ? 
-          que dois-je croire Ludo ?
 
Mon grand père entre dans la pièce, je me dandine de plus belle d’un pied sur l’autre sans oser. Je regarde mon grand-père, son visage buriné, sa grosse moustache, je ne sais que dire, il ne parle pas souvent. Derrière ses sourcils épais ses yeux pétillent.
 
-          Eh bien quoi tu n’as pas encore mis tes bottes et ton caban !
 
D'un bond, je file dans la remise, la vapeur de la paille humide contraste avec les remugles âcres du caoutchouc de mes bottes. Deux minutes après je cours à l’étable. Il y fait bon. La chaleur humide des vaches réchauffe l’atmosphère, dans l’air flotte le parfum des bêtes, de leur litière fraîchement nettoyée, du lait frais du matin. Mais point de grand père, Toinon s’occupe seul du troupeau.
 
-          Ton pépé t’attend dans la cours !
 
Avec grand père, j’ai pris l’habitude de ne pas poser de question, les mots sont importants, dit-il, il ne faut pas les gaspiller.
 
A peine me voit-il qu’il se met en route vers le petit bois, ma promenade préférée.
 
Dés l’orée du bois, nous foulons l’humus, à chacun de nos pas, l’exhalaison de la terre, légèrement putride, envahit nos narines. Au bout de quelques minutes mon pépé s’arrête, il me regarde et me dit
-          respire, que sens-tu ?   
-          La terre pépé !
-          Non, apprends, respire mieux, ne sens-tu pas au milieu de l’acidité comme une douceur ? Ferme les yeux et inspire ?
 
Je crois discerner mais sans en être sur.
 
-          qu’est-ce que c’est grand père?
-          ce sont des champignons, il doit y avoir des bolets par là ! avance doucement et regarde au loin du chemin !
-          Là, pépé, j’en vois un, un autre …
 
Grand père avait déjà sorti son couteau. Il les coupe à ras de terre, et met la précieuse récolte dans son sac. Il attrape une poignée de terre dans la main, me la tend :
 
-          ferme tes yeux et respire.
 
J’aspire à m’en époumoner, la fragrance s’était adoucie. En rouvrant les yeux je vis qu’il avait posé le champignon sur le terreau.
 
-          Maintenant sens-tu la différence ?
 
En montant vers les hautes pâtures, nous nous sommes arrêtés souvent.
 
Chaque halte me faisait découvrir l’importance de l’odorat, de la vue, du toucher, de l’ouie, du goût.
Chaque halte me montrait un peu plus ce que la ville nous fait perdre.
 
 C’était le temps des vacances
 
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La réalité Gothic,
est ce une mode est-ce un tic
je l'ignore voila le hic
et pourtant l'envie de comprendre
sans préjugé, d'un regard tendre
ce qu"il peut en attendre
merci de ton poème, Ange,
début d'un fil d'Ariane

Un ange

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