Le soleil éclate dans ma tête
Change la nuit en jour de fête
Et me sortant de mon marasme
Libère enfin tous mes fantasmes
 
Tu es ma rose blanche
que je veux effeuiller
pétale après pétale
sur ton corps de femme, dédale
laisser courir mes doigts
et y perdre ma foi
te couvrant de baiser
des lèvres jusqu’aux hanches.
 
Ce soir l’ ombre prolonge ma nuit
Cauchemar sans fin, sans étoile qui luit
Prisonnier des schémas,
De ma vie de mes choix.
  
Tu es ma rose Blanche qui s’évade,  et s’enfuit.
Retour vers tes démons ou nouvel avenir
Je garderai pour moi l’eternel souvenir
D’une belle soirée
Blanche encostumée
Où l’espace d’un temps j’aurai cru à la vie
 
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L'espérance est un risque a courir

  Georges BERNANOS

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Que deviens-tu mon âme, la haine me submerge,

Moi qui me voulais sage, si prompt à pardonner

Me voilà qui explose, le cœur plein d’amertume.

L’esprit se décompose, j’ai les yeux dans la brume

J’expie ta trahison, incapable d’aimer,

Ne sentant plus mon corps battu de mille verges.

 

Il était beau ce temps, début de nos amours,

Ou loin de toute union, tu te faisais minaude

Lovée comme une chatte, tu ronronnais,  câline

Pour bondir, Maîtresse-Femme, et devenir féline

Me mettant en émoi d’une simple chiquenaude

Tu me laissais pantois, à l’aube, au petit jour

 

Ou est-il donc passé ce temps, ce souvenir ?

Le consentement acquis, les masques sont tombés,

L’égoïsme caché, montre ta duperie

La femme que tu étais n’est que supercherie

L’amour a du faire place aux vénaux intérêts  

Aux  calculs mesquins, absence d’avenir.

 

La maison du bonheur où tant de joies fusèrent,

A perdu sa superbe, son éclat, et son sens

Elle n’abrite plus, que reproches, discordes,

Sans aucune recherche de la moindre concorde

Ce lieu vide d’amour n’est plus qu’un contresens

Ou nous nous affrontons, tel deux  belluaires

 

Que deviens-tu mon âme, la haine me submerge,

Moi qui me voulais sage, si prompt à pardonner

Me voilà qui explose, le cœur plein d’amertume

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Je cherchais harmonie,  joie,  liberté d’être, je n'en  trouve aucun
 
Me voilà pris au piège, miroir aux alouettes dont je suis le prisonnier, phagocyté, étouffé. Ce qui devait être cocon est une pieuvre tentaculaire qui bouffe mon oxygène. A chacune de ses tentacules je peux donner un nom :
-        Jalousie ordinaire qui suspecte tout mouvement extérieur et refuse toute confiance ;
-        Refus de toute activité, de tout mouvement, renfermement sur soi, catalepsie télévisuelle;
-        Envahissement d’enfants adultes qui par leurs frasques nous empêchent de nous recaler et détruisent les quelques belles années qui nous restent ;
-        Déraisons en toutes choses, absence de réflexion, refus de la sérénité ;
-         Absence de dialogue, de lecture commune ;
-    Intolérance et parti pris
 
Elles sont toutes là ces tentacules de la vie ordinaire, empêcheuses de tourner rond. Elles m'enferment dans un labyrinthe, dédale sans issue, sans issue constructrice.
 
Je suis la boule blanche du billard qui se cogne sans fin à chacune des bandes sans pouvoir en sortir sans pouvoir m’en sortir.
 
Comment puis-je tous les soirs rentrer à reculons et regarder en face cet aréopage de bouffeur d’espoir sans peur de croiser le regard de la gorgone, peur de la sclérose pétrifiante, de ne plus exister que par le néant des autres
 
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Le paysage défilait de l’autre coté de la vitre, Ludovic, calé dans son fauteuil de première classe, laissait vagabonder son regard au milieu des vallons et des plaines. Il avait pris le train à Albertville pour la dernière étape de son voyage, terminus Annecy.
 
De temps en temps les volutes de fumée de la locomotive obscurcissaient le ciel. Ludovic se laissait bercer par le bringuebalement de la voiture et le « tinggeli-tinggela» des roues sur les rails. Il regardait maintenant l’intérieur du compartiment. Six sièges en velours vert sombre brodés de fils d’or. Au-dessus de lui son bagage était posé dans un filet tendu.
 
Il ne pouvait s’empêcher de penser aux retrouvailles. Sa mère le serrerait dans ses bras, pleurant son défunt père, Son frère, de cinq ans son cadet, le reconnaîtrait-il ? Il n’avait que douze ans quand Ludovic avait quitté la maison il y a six ans ce beau matin de juillet 1914. Il avait bien changé depuis. Et la vieille Armande, sa nounou serait-elle toujours là ? Il imaginait cette scène comme un tableau de Dürer, sombre mais joyeux. Joyeux parce que la vie rendait à une famille un fils. Sombre car parti beau jeune homme il revenait grand invalide prématurément vieilli par la sale guerre.
 
Ludovic commençait à s’assoupir quand le sifflet strident de la locomotive le tira de ses rêveries. Le train lancé à pleine vitesse venait de passer Doussard, il commençait à longer le lac. Malgré les trente kilomètres heure Ludovic baissa la vitre pour voir tous ces endroits qu’il ne pourrait plus parcourir à vélo. Le convoi traversa Lathuile puis Brédannaz en passant à Druingt, Ludovic aperçu Annecy, plus qu’une heure de train. Le ciel se reflétait sur le lac lui donnant cette teinte bleue, les rayons de soleil irisaient l’atmosphère changeant le paysage en esquisse digne des impressionnistes. Un vol d’oiseaux s’égailla dans le ciel mais il ne les vit pas, il n’avait plus en tête que le regard de sa belle infirmière, que sa douceur lorsqu’elle l'avait soigné, qu’elle lui disait que même sans jambe il resterait un homme. Ces yeux là étaient gravés en lui, il s’assoupit le sourire aux lèvres   
 
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Je voudrais, regardant une même direction,

Saisir tes épaules, mes lèvres sur ton cou

Remontant doucement, pour te baiser la joue.

Mes deux mains, lentement, d’une tendre pression,

Glisseraient sur tes bras jusqu’à l’enlacement,

Formant ainsi l’écrin dont tu es le diamant.

                             

Je rêve de ce moment, ou de cette illusion,

Féerique union, de nos souffles, de nos bouches

Où nos mains libérées, où nos doigts qui se touchent

Enflammeraient nos corps, loin des inhibitions

Libérant nos instincts, appelant les caresses

Plaisirs clandestins, délices de l’ivresse

 

Mes sens en éveil, montée d’adrénaline

J’imagine tout de toi, une peau de flanelle

Cette effluve discrète, chatoyante sensuelle

Ton corps vallonné, de plaines, de collines,

Sculptural physique, règne de l’harmonie 

que ta seule beauté confine à l’infini

 

Je voudrais, regardant une même direction,

Saisir tes épaules, mes lèvres sur ton cou
...

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La soirée s’achevait. Il était là, debout, face à elle, son regard bleu pale l’irradiait, le transperçait. La séparation inéluctable approchait. En son fort intérieur il mourrait d’envie de la serrer dans ses bras.

-          « Rien ne t’appelle à l’extérieur » lui avait-elle dit.

 

Captif de sa timidité, comme enserré dans un costume étriqué, son cerveau bouillonnait de mille sentiments.  Il s’était tu, incapable d’exprimer ses émotions, de peur de briser une si belle amitié. Dans cet assourdissant silence tout son esprit lui criait « Un seul mot de toi suffirait à me faire rester ».  

 

La crainte d’un geste maladroit, de ne plus la revoir, le souvenir de sa colère, pour un simple  bouquet, le hantait, et résonnait encore en lui  comme une plaie béante à l’âme     

-          Qu’est-ce qui peut te faire croire ….

-          Tu ne dois pas garder d’espoir ….

Jamais il n’avait autant souffert à la lecture de ses courriers…

L’espoir, il n’avait plus que ça qui le reliait au monde des vivants. Bien sur il avait un travail. Il s’y noyait tel un robot pour oublier le reste. L’espoir seul lui donnait une raison d’être.  

Elle s’était installée en lui, progressivement elle avait colonisé le désert de son affectif, lui qui ne pouvait rien promettre. Il ne se passait pas de jour sans qu’elle occupe ses pensées.

La soirée avait été divine.

Bien sur il y eut d’autres soirées avant, chacune avec son lot de découvertes des succulences Ethiopiennes, aux délices libanais en traversant les îles,  mais toujours à l’extérieur, toujours dans la foule. Ce soir, pas de tablées  bruyantes obligeant à crier, ce soir s’était chez elle.

Elle avait préparé un repas aux saveurs nouvelles pour lui. Repus et régalés,  comme moment de détente, ils étaient allés voir sur la toile les âneries de nos « élites » qui nous forcent à rire quand nous devrions en pleurer.

Un éclat de rire commun éclate, l’espace de quelques secondes il lui tient deux doigts, contact de leur peau, bonheur de collégien.

Onze heures sonnent au tocsin

La soirée s’achève, il la regarde dans sa jupe beige et son haut noir, jamais elle ne lui a paru aussi belle, aussi attirante. Lui, muet comme une carpe, par deux bises amicales prend congés.

Une porte s’ouvre, une porte se ferme, la séparation est bien là. La courte attente de l’ascenseur lui parut éternelle. Il ne cessait de se répéter, je vais sonner, je vais lui parler…

La porte de la cabine coulisse, mu par le courage des couards, il s’engouffre dans le réduit, et s'enfuit.       

Sur le trajet qui le ramenait à son néant, il n’eut de cesse  de méditer sur le bonheur de cette amitié fusionnelle qu'il espérait amour. 

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Nous courrons côte à côte, tu accélères, tentes de me semer, tu ris. Au détours du chemin te voilà paisible, reposée, tu m’attends. Tes bras tendus appellent la fusion de nos deux corps, je n’y tiens plus, et plonge en toi. Ta fraicheur me relaxe, je m’abandonne.

Capricieuse, tu l’es. A peine suis-je délassé, te voilà repartie, joueuse, m’entrainant dans ton tourbillon. Je me laisse happer pour te faire plaisir et pour mieux m’évader. Tu veux me rattraper, m’envelopper dans un flot voluptueux de caresses humides. Ton contact sensuel me donne la chair de poule. Je me laisse glisser au tréfonds de ton être.

Ta seule présence transforme tout : l’atmosphère, la chaleur. Tu ne peux t’empêcher, tu veux tout contrôler. Que quelqu’un te résiste et te voilà hurlante, tu grondes, tu tonnes, tu griffes, tu mords, arraches tout sur ton passage. Tes yeux bleu pâle, couleur de ciel, deviennent marron « terre » quand tu es en colère. Je me mettrais à te haïr quand tu es comme ça, mais je t’aime et ne peux vivre sans toi. Je te connais que trop. Tes colères ne sont que des orages qui passent et bientôt dans ton lit, à nouveau nous nous aimerons. 
 

Te souviens tu ces jours d’été?

nous courrions côte à côte c’était le temps des vacances, ma rivière ma Loire



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FLEUVE

Ruisseau, je m'écoule lentement, entre les pierres je serpente, à la recherche d'un ami. Au détour d'un rocher je croise un petit ruisselet, à peine un ru, « promenons nous ensemble » propose-je  «laissons aller nos libres cours, faisons couche commune». Sans se méfier le voici qui accepte et partage mon sillon.

Après un bout de route j'accélère le rythme obligeant mon ami à ne plus faire qu'un. Au bénéfice d'une averse me voilà grossissant, captant sur mon passage sources et résurgences.

La puissance acquise m'aide à creuser mon lit. Plus un caillou ne me barre le passage, moi petit serpentin je les dévore tous.

Notre terre est cruelle, seule la loi du plus fort nous permet gravir notre échelle sociale, nous humbles condamnés à une perpétuelle descente.

 Mourir ruisselet ou muter en ruisseau, disparaître ruisseau ou vivre en rivière, enfin consécration engloutir les rivières et devenir ce fleuve vigoureux, viril, masculin, qui aura l'honneur  de féconder la Terre pour finir dans la mer.


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Lascive, le corps à la dérive, yeux clos, allongée sur le sofa, tête sur un bras, cou et épaules nues, légèrement débraillée, je guette le moindre bruit du rendez vous d’un soir, de l’amant d’un instant.

Un léger craquement, m’annonce sa venue, le battant de la porte, le voilà prés de moi. Je n’ose pas bouger de peur de me trahir.

Son souffle régulier, immobile, perturbe mes pensées, je pressens son regard inquisiteur, pénétrant , d’un coup je me sens nue.  

Me voilà prise au piège de ma préparation. Je ne maitrise rien, il dirige tout. Immobile j’aspire au contact salvateur qui me « réveillera », Rien.

Sa respiration, plus proche, augmente mon mal-être autant que mon désir, je me sens envahie d’une chaleur intense. Imperceptiblement ma main se colle à moi, fragile protection d’un assaut éminent, je sombre en pâmoison  

Trois pas sur le parquet, le battant de la porte, le voilà reparti, me laissant au matin le souvenir, tendre et sensuel du rêve d’une nuit 

Maya DEREN  

 

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Chaque texte que je lis,
transforme mon esprit,
se grave en ma mémoire.

Oublier son histoire,
dans les couloirs du temps
n'est-ce pas un reniement?

Tout ces noms qui m'entourent
qui m'inspirent l'amour
qu'il s'appelle,
Pétale, Iris, Marimay
Z'abeille, titi, Gwalchmai
Radical, ou rebel ...
me change à chaque ligne
me rendent un peu plus digne

je n' peux les nommer tous
mais grand merci à vous

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Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
 
Dans la nuit éclairée de myriades d’étoiles
Chaque point lumineux, départ de nos rêves,
Libère l’esprit du jour, nous invite à la trêve,
A l’oubli de nos peurs, dissipe tous les voiles
 
Et pourtant qui peut dire, combien meurent d’étoiles ?
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
 
 
L’onde court sur le sable, efface toutes les traces
Preuve d’une existence, d’une vie d’un passage
Tentative manquée de laisser un message
Supprimant notre image, ne laissant qu’un alias
 
Combien de souvenirs, la mer ainsi efface
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
 
Oh vous, milliers de sites, illuminez la toile,
Que ceux qui disparaissent, emportés par la houle
Qu’il s’appelle « l’ange », « suffering on the soul »   
Restent ancrés dans nos coeurs, tout en hissant la voile
 
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
   
Les textes ont fondu comme neige au soleil,
Comme ce mot sur la plage que le ressac emporte
Cet appel, ce partage, n’est plus que cette exhorte
Ce divin souvenir au fond de mon sommeil.
 
Un blog a disparu
                            Qui s’en est aperçu
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undefined Nous avons des maisons plus grandes,
mais des familles plus petites;
davantage de moyens et moins de temps.
Nous avons davantage de diplômes,
mais moins de bon sens;
Davantages de connaissances,
mais moins de compréhension;
davantage d'experts,
mais aussi davantages de problèmes;
Plus de médicaments, mais une moins bonne santé.

Nous avons atteint la lune,
mais avons des problème pour traverser la rue
et aller à la rencontre de nos nouveaux voisins.

nous concevons des ordinateurs toujours plus gros,
et recueillons toujours plus d'informations
qui utiliusent plus de papier que jamais,
mais nous communiquons moins.

Nous recevons toujours plus de quantité,
mais moins de qualité.
c'est l'époque
de la cuisine vite faite et de la digestion lente,
des Grands hommes, mais du peu de caractère,
des gros profits, mais des relation superficielles.

C'est une époque ou l'on affiche beaucoup,
mais derrière cette facade, il n'y a que du vide.

Tenzin Gyatso
14ème Dalaï-Lama
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Inhiber tous mes sens, détruire mes sentiments !
Ne pas me souvenir, des émois, des plaisirs
Gommer d’un seul geste, ces merveilleux instants
Retrouver la raison, une vie à haïr.
Illusion de bonheur, mensonges, boniments
Demande ce que tu veux, mais pas ça, c’est le pire 

Anéantir mes maux, renoncer à aimer
Mieux vaut que mon cœur saigne, et qu’il batte et qu’il vive
Offrant mille tourments, à mon âme déchirée
Ultimes soubresauts d’un esprit qui dérive
Rêvant, mais à voix haute,  de trouver Dulcinée 
 
A tout moment ton nom résonne dans ma tête
Provoquant tour à tour, gaîté, jour de fête
Puis un instant après tristesse désarroi
Est-ce bouquet offert qui t’éloigne de moi
Le symbole « amitié, affection, sympathie »
Est devenu soudain, cruelle acrobatie
 
Méprise de langage, rejet de l’affection.
Odieuse quarantaine, me voilà sans raison
Impossible survit, je meurs d'inclination
.
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Dans une contrée lointaine vivait un vieil homme d’une légendaire bonté. Il avait fait de sa vie un sacerdoce au bénéfice d’autrui. Allant jusqu’à la privation pour offrir, aux autres, le meilleur.

Sa gentillesse et son dévouement était tellement connu que nul n’hésitait à demander son aide, un conseil, un travail, voire pour les plus avides quelques espèces sonnantes et trébuchantes.

Autour de lui deux groupes s’étaient formés, les amis sincères d’un coté, les profiteurs de l’autre.

Le premier voyait en cet homme, charité, pureté, bonté d’âme, ils n’étaient pas légions. Le second groupe, le plus nombreux, ne le considérait que comme « vache à traire », usant et abusant de sa bienveillance quitte à faire mourir le baudet sous une batée trop lourde.

Si les amis présentaient la fragilité d’un cœur pur, les exploiteurs pensaient le puit sans fond telle une corne d’abondance.

A force de tirer sur la corde, de prendre toujours plus sans effort ni retour, le cœur du vieil homme se sécha , son sourire disparu, sa compassion se dissout, il ne resta plus qu’un corps vide de sens et d’amour.

A trop tirer sur la corde on casse le ressort de l’amour, de la joie, et de la paix.
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L’araignée tend sa toile, le piège qu’elle tresse,
Sera demain ce voile, qui me tient, qui m’oppresse. 
Fil de mon quotidien, qui petit à petit,
M’entoure d’habitudes,qui m’englue qui me lie
Afin que nul demain, ne diffère d’hier,
Perclus de certitudes, d’œillères ordinaires.
   
Comment ne pas t’aimer, chevalier solitaire.
Toi qui pour t’échapper, sur ton cheval, fier
Créa ta Dulcinée, ton amour embelli
Chevauchant Rossinante à travers le pays
Bravant mille dangers, soulageant la détresse
Pour un seul regard de ta belle déesse 
 
toile-araign--e-1.jpg Où es-tu mon courage? Je ne vois que faiblesse
Souvent je l’ai pensée cette phrase «je te laisse»?
Assez d’enfermement, je veux vivre ma vie
Partir, vagabonder, chaqu' soir un nouveau lit
Quitter ces habitudes qui font de moi un lierre
Et ne plus m’arrêter qu’au jour du cimetière  


Où es-tu mon courage? Tu es moins «va-t-en-guerre»
Point d’évasion possible, j’hoquette, je manque d’air
Les rails sont posés pour que rien ne dévie
Adieu songe d’amour, de belles anoblies
Adieu douce utopie, rêves que je caresse
Je retourne à la vie, sa fadeur et son stress

 
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